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La bio peut-elle nourrir le monde?

Proximité + équité + « agrobio-écologie », telle est la recette pour vivre mieux, au Nord comme au Sud.

Dans un rapport publié en mai 2007, la FAO mettait en évidence l’intérêt de développer des modes de production alternatifs pour combattre la malnutrition qui touche aujourd’hui plus de 900 millions de personnes, principalement des petits paysans. Elle s’appuyait sur des simulations réalisées par des chercheurs de l’université du Michigan (Etats-Unis) qui concluaient que le développement de bonnes pratiques agro-environnementales plus respectueuses des écosystèmes (rotation et complémentarité des cultures, lutte contre les maladies par la biodiversité) dans les pays les plus pauvres permettrait d’accroître de moitié la production agricole. Certaines méthodes ont en effet permis des améliorations considérables : mil et sorgo en Afrique de l’Ouest, café au Mexique….

Mais la malnutrition est aussi la conséquence de politiques de dumping des pays riches. Comme le rappelle Bruno Parmentier, directeur de l’Ecole supérieure d’agronomie d’Angers, «ce n’est pas en envoyant des cargos en Afrique que l’on réglera de toute façon le problème de la malnutrition, mais en laissant les agriculteurs du Sud produire pour couvrir leurs besoins et en privilégiant les circuits de distribution locaux». Propos confirmés par la FAO qui estime qu’«en Afrique subsaharienne, une conversion à l’agriculture biologique à hauteur de 50 % entraînerait probablement un accroissement des disponibilités alimentaires et une réduction de la dépendance à l’égard des denrées ».

article extrait du site www.intelligenceverte.org