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Manger bio veut-il toujours dire bien agir pour l'environnement?

Le respect de l’environnement est un des objectifs fondamentaux de l’agriculture biologique. Par exemple, 17 ans après avoir encouragé les producteurs en amont de la ville à passer en bio, la municipalité de Munich (Allemagne) a constaté une très nette amélioration de la qualité de l’eau (- 43 % de nitrates et -54 % de pesticides). L’accompagnement financier des producteurs bio par la ville a largement été compensé par les économies réalisées sur les coûts de dépollution.

Bien entendu, l’agriculture biologique génère de la pollution, en émettant elle aussi des gaz à effet de serre (GES). Mais tous les modes de production, même bio, ne se valent pas. Par exemple, le paysan préférera utiliser un intrant local (compost) plutôt qu’un guano d’Amérique du Sud. 

Et le bilan écologique d’un aliment doit intégrer d’autres éléments que les seuls modes de production, tels le transport, l’emballage, le coût énergétique de la transformation et de la conservation… Comme ils ne sont pas pris en compte dans la réglementation bio, c’est au consommateur à les intégrer dans ses critères d’achat.

Ainsi, produire et transporter un melon venu par avion d’Amérique du Sud nécessite soixante fois plus de pétrole que s’il est cultivé localement. Consommer un kilo de fraises en hiver peut nécessiter l’équivalent de cinq litres de gasoil pour qu’elles arrivent dans notre assiette ! Des haricots verts cultivés en Provence transportés par camion sur les marchés parisiens représentent une émission d’environ 600 fois moins de CO2 par kilo que ceux consommés au mois de janvier et venus par avion du Kenya.

Bref, mieux vaut prendre 5 minutes pour faire sa salade composée de produits bio frais, locaux et de saison que de décongeler un plat cuisiné suremballé, composé d’ingrédients venus du bout du monde.

article extrait du site www.intelligenceverte.org