Théo Jacques

Théo Jacques

« Ici le paradis, on se le construit »

Théo Jacques, maraîcher bio à Hyères (83)

 

Théo s’est installé sur un terrain familial aux bords du Gapeau en 2018. Il se forme d’abord au lycée agricole puis lors de nombreux stages chez des pépiniéristes et maraîchers. Il se lance dans l’aventure en solo à 24 ans.

Nous marchons tranquillement sur ce terrain ensoleillé, il y a un petit verger, une serre tunnel pour les expérimentations et des planches de maraîchage agréablement organisées.

Dans celles-ci, on peut y voir du maïs, des courgettes, des navets ou encore des tomates. Ces cultures annuelles sont entrecoupées çà et là de plantes plus pérennes, comme des vignes ou des petits arbres fruitiers. « Ici, j’ai planté des mirabelles, des pruniers et des amandiers ; » nous explique Théo, « les arbres apportent de la biodiversité, ils font également de l’ombre à certaines cultures qui en ont besoin. J’ai hâte de voir le terrain quand les arbres que j’ai plantés seront grands. »

Inspiré par les principes de la permaculture et de l’agroforesterie, Théo expérimente différentes méthodes de travail des sols. Il nous parle avec passion de ce qu’on appelle le maraîchage sur sol vivant (MSV) : « Il y a cette croyance chez les agriculteurs qu’il faut retourner la terre, or, le MSV est une technique où le travail du sol est réduit à minima, pour restaurer et préserver le sol, ainsi que sa biodiversité. » Il nous parle d’agrader la terre qu’on cultive plutôt que de la dégrader.

Théo a le courage de faire beaucoup à la main, cependant, son échelle de production est grande et les journées trop courtes. C’est pourquoi il utilise, quand il le faut, des outils mécaniques traditionnels. Une fois par an, il fait appel à un tracteur pour décompacter le sol, sans le retourner.

Dans un élan de solidarité et d'entraide, Théo veut créer un regroupement d’agriculteurs pour faciliter l’acheminement de produits, la vente, mais aussi les communications agricoles au sein de la région.

Avec son voisin, Olivier Coquillat, ils ont déjà décidé de s’entraider et de s’accorder sur les cultures à semer. « Il faut éviter la concurrence inutile entre maraîchers. » nous dit Théo avec bienveillance.

Déterminé, tranquille et solitaire, Théo prend beaucoup de plaisir à regarder l'abondance se créer à partir d’une petite graine. « Il y a une certaine satisfaction personnelle quand on voit tout ce qu’on peut faire. » dit-il. À long terme, il aimerait créer un havre de paix, rempli d’arbres et d’arbustes de toute sorte.

Pour l’instant, Théo travaille son terrain seul. L’année prochaine, peut-être, il pourra envisager un stagiaire ou même un salarié.

 

Parce que nos maraîchers nous touchent et nous inspirent, vous pouvez retrouver les légumes bio de Théo chez Les Paniers Davoine . De Provence, de saison et toujours exquis !